La population est le second acteur de ces unions officieuses, elle est à l’origine de chaque étape de ce commerce, de la production à la vente.
Non seulement elle contribue à l’expansion du trafic et de la production d’opium mais une grande partie de la population vit également de ce commerce. Les Etats du Croissant d’or et certaines ONG mettent en place des sanctions et des aides afin de limiter ce commerce illégal.
Malgré cela, les producteurs refusent de se réorienter car il est à la fois plus simple mais aussi plus rentable de cultiver du pavot que des céréales (environ 20 fois plus). On compte alors environ 10.3% de la population afghane impliquée dans la culture des champs de pavots. De plus les fermiers et les trafiquants ne sont pas les seuls bénéficiaires de ce commerce.
Les talibans prélèveraient environ 10% des recettes par kilo car ils sont propriétaires des champs. Ils fourniraient par ailleurs des armes aux fermiers afin qu’ils se révoltent contre les mesures prises par l’Etat à l’encontre de ce commerce.
Lors des cheminements de l’opium vers les plaques tournantes, comme l’Iran, de nombreux passeurs soudoient les autorités et les gardes des frontières.
La population agit ainsi par peur de représailles et car elle cherche à survivre.
Néanmoins sa dépendance n’est pas que financière, la consommation d’opium est devenue un phénomène de société. En effet, l’Iran compte 2.8% de sa population ,des plus de 15 ans, opiomane. Pourtant les consommateurs seraient moins nombreux qu’en 1949, où on comptait près de 11% de la population drogué .
Mais de nombreux événements expliquent ce phénomène. L’opium est ancré dans la culture iranienne, autrefois symbole de mythisme, sa consommation n’est réellement réprimandée qu’à partir de 1979. Le gouvernement s’efforce de mettre en place une politique anti-drogue, cependant la population continue à se droguer ,en particulier les jeunes qui sont le plus touchés par le chômage.
A présent la consommation d’opium, et des drogues en général, est plus contrôlé par les autorités, alors qu’en 1949 on comptait environ 500 fumeries à Téhéran.
Le fait que l’Iran soit un pays de transit ne facilite pas les choses, en effet environ 40% de l’opium qui est transité reste pour la consommation locale.
Mais l’arrivée de nouvelles drogues (haschich ,héroïne) place l’opium en arrière-plan. À présent plusieurs drogues sont synthétisé à partir de l’opium (héroïne ,morphine) et visent une nouvelle population .