Les États du Croissant d’or jouent un rôle important dans le trafic d’opium. En effet le narcotrafic constitue le troisième commerce mondial après celui du pétrole et la vente d’armes. L’Etat a donc pris des mesures officielles pour limiter le trafic d’opium, tel que des luttes et des campagnes anti-drogue.
De nombreux programmes ont été mis en place depuis 1984, qui ont plus ou moins fonctionné. Parmi ceux qui sont efficaces, nous pouvons citer celui de L'UNDCP. Il consiste en trois actions : l'éradication, la prévention et l'éducation ainsi que le démantèlement des laboratoires de transformation. Suite à son action, la superficie des plants de culture du pavot a subi une baisse spectaculaire (34,71 %). Ce programme vise également une expansion du contrôle des drogues, la réduction de la demande et de la production nationale, par le biais du développement des cultures alternatives. Cependant le gouvernement refuse de mener des campagnes d’éradication à grande échelle car la population se révolterait. Néanmoins, l'instabilité politique du Pakistan, l’inaction gouvernementale et la réserve des fermiers à l’égard de ces campagnes, provoquent leur échec.
Mais nous retrouvons aussi Rahim Wardak, le ministre afghan de la Défense, qui en 2008 a demandé à l'OTAN (ainsi qu'à la société qui l’encadre : DynCorp ) de l'assister dans sa lutte.
De plus, la DEA participe aux opérations sur le terrain avec, au 1er avril 2010, 96 agents dans le pays.
Le 3 mars 2010, une campagne de destruction des champs de pavot a été annoncée en Afghanistan. Un budget annuel de 20 millions d’euros a été proposé par la Commission de Bruxelles et le PNUCID dans le but de freiner la circulation des narcotiques en direction de l’Europe. Par ailleurs des pays comme la France ou la Grande-Bretagne, fournissent des chiens flaireur ou encore des gilets pare-balle dans l’optique de lutter contre ce phénomène de société. L’Iran a entrepris de fermer ses routes de transit afin que le trafic soit de plus en plus difficile et qu'ainsi cela dissuade les producteurs d'opium. Ainsi, des centaines de kilomètres de frontières communes aux trois pays sont en passe d’être hermétiquement bloquées dans la zone du Sistan-Baloutchistan iranien.
D'autres aides ont aussi été crées par l'État afin de limiter le trafic et la consommation d'opium. Comme la création de plusieurs lois dont les plus importantes sont la « Prohibition order »(1979) et le Pakistan Narcotics Control Board.
Elles sont toutes assorties de punitions :
- deux à cinq ans d'emprisonnement
- une amende
- de nombreux coups de fouet
L’Etat a crée des centres de désintoxication par le PNCB dès 1976, car la toxicomanie est une maladie malgré ce que les gens pensent. Pour contrer ce phénomène, l’Etat met en place plusieurs formes de prévention tels que des séminaires, des discours de sensibilisation dans les universités et les lycées, des interventions des membres du gouvernement .Il y a aussi une médiatisation, que ce soit à la télévision, dans les journaux ou dans les publicités.
Ces mesures ont pour but d'aider la population à se détacher de l’opium.